Lovable, la licorne suédoise qui fait coder sans coder
Fondée fin 2024 à Stockholm par Anton Osika et Fabian Hedin, la start-up permet de bâtir une application en la décrivant en français. Sa croissance est l’une des plus rapides de l’histoire du logiciel.
On l’appelle le « vibe coding » : décrire en langage courant l’application dont on rêve, et la voir se construire toute seule. C’est la promesse de Lovable, jeune pousse née fin 2024 à Stockholm, sous l’impulsion de deux Suédois — Anton Osika, physicien passé par le CERN, le grand laboratoire européen de physique des particules, et Fabian Hedin, entrepreneur en série.
Les chiffres tiennent du prodige. Cent millions de dollars de revenus annualisés atteints en huit mois, puis cinq cents millions moins d’un an après le lancement — le tout avec seulement cent quarante-six salariés et huit millions d’utilisateurs, des bricoleurs du dimanche aux futurs entrepreneurs. Après une levée de 330 millions de dollars fin 2025, ses deux fondateurs sont devenus milliardaires.
« L’Europe n’a pas un problème de talent, mais un problème de confiance. »— Anton Osika, cofondateur de Lovable (propos rapportés)
Derrière l’exploit, une conviction que son patron aime marteler : le continent regorge d’ingénieurs, mais s’interdit trop souvent de viser le sommet. Lovable veut prouver le contraire, depuis la Suède, face à la Silicon Valley. Le pari n’est pas sans risques — la concurrence est féroce, et la génération automatique de logiciels pose des questions de qualité et de sécurité. Mais l’entreprise a déjà démontré une chose : qu’une idée européenne pouvait, sans quitter son continent, devenir en quelques mois un phénomène mondial.
Sources : Forbes, The Next Web (2026) ; jalons de revenus communiqués par la société.